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Une bonne rémunération ne suffit pas

Dernière mise à jour : 5 janv.


«Des collaborateurs en bonne santé et motivés contribuent à une bonne image de l’entreprise», déclare Manuela Schudel, repsonsable RH des cliniques Valens.

© Valeriano Di Domenico


Les Cliniques Valens font partie des cliniques de rééducation de premier plan en Suisse. Cela ne les empêche pas d’être frappées par la pénurie de personnel qualifié. Manuela Schudel, directrice RH, nous explique ce qu’elle fait pour y remédier et quel rôle joue le label Friendly Work Space de Promotion Santé Suisse.


Le secteur de la santé a d’énormes besoins en personnel. Ce n’est pourtant pas le seul secteur où l’on recherche du personnel qualifié: en octobre 2021, près de 230 000 postes étaient vacants en Suisse. Les entreprises doivent tout mettre en œuvre pour recruter activement des collaborateurs. Manuela Schudel, directrice RH aux Cliniques Valens, qui emploient 1200 personnes sur sept sites, est bien placée pour le savoir: «Nous constatons que la pénurie de personnel qualifié gagne désormais aussi le domaine des employés de service et de cuisine. Le personnel fait également défaut dans les secteurs des soins, des médecins, des thérapies, de la neuropsychologie et de l’orthophonie.» Et pourtant, les Cliniques Valens ont été élues «Meilleur Employeur de Suisse» deux années consécutives et ont même reçu le label Friendly Work Space. Manuela Schudel y voit le fruit des efforts entrepris ces dernières années. En plus d’une mise en œuvre systématique de la gestion de la santé en entreprise (GSE), axée sur la prévention, la sécurité au travail, la protection de la santé et la gestion des absences, les composantes sociales et la durabilité jouent selon elle un rôle important.


La certification, une étape importante

«Nous aidons les membres du personnel à trouver un meilleur équilibre vie professionnelle/vie privée, nous leur proposons des horaires de travail flexibles, nous encourageons leurs opportunités de carrière», observe Manuela Schudel. Sans parler des offres de sport ni des pauses rémunérées pour les aider à récupérer. La cohésion des équipes est renforcée par des actions communes telles que des randonnées, le fait d’aller au travail à pied, les journées de ski ou la fête d’été. La «culture du vivre-ensemble» est toujours en tête des priorités, comme le souligne la directrice RH. «Cela crée les conditions d’une collaboration reposant sur la confiance, de l’identification à l’entreprise, de l’intégration et ainsi de l’innovation.»

Malgré tout cela, la recherche de personnel se révèle difficile. La situation géographique des cliniques pourrait également jouer un rôle défavorable lors du recrutement. «Nous avons beau travailler dans les endroits ensoleillés parmi les plus beaux de Suisse, la question de l’emplacement pose souvent problème, surtout chez les jeunes gens, qui veulent être près de la ville pour pouvoir sortir.» Le caractère difficile du travail effectué dans une clinique de rééducation pourrait être une autre raison: «Le travail est très intense d’un point de vue physique et psychologique. Chez nous, cela ne concerne pas uniquement les soins, mais aussi les thérapeutes, le room service ou le nettoyage.» Les membres du personnel assistent en première ligne aux coups du sort qui frappent les patients. En même temps, ils peuvent être les témoins des succès thérapeutiques et de la qualité de vie retrouvée pour les patients – contrairement à ce qui est le cas en hôpital de soins aigus.

En 2018 et 2019, le taux d’absence était de 5% supérieur au taux moyen pour la branche. Les Cliniques Valens ont cherché à comprendre ce qu’elles pouvaient améliorer. Les efforts entrepris pour obtenir le label Friendly Work Space sont dans le prolongement direct de cette démarche et les résultats sont mesurables: «Notre système GSE et tous les efforts cumulés des deux dernières années nous ont permis de ramener le taux d’absence à moins de 4%», fait remarquer Manuela Schudel. Selon elle, ce succès est dû très clairement aux mesures prises en vue d’obtenir le label. Le processus a commencé par une auto-évaluation et ne s’est pas organisé «de haut en bas», mais conjointement avec les collaborateurs. «Nous avons ensuite été contrôlés par deux évaluateurs externes de Promotion Santé Suisse. Ils ont inspecté l’entreprise, questionné les collaborateurs et les personnes responsables des ressources humaines et consulté les documents correspondants».


Publication: https://www.pme.ch/publireportage/une-bonne-remuneration-ne-suffit-pas


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